Eric Bonnemains


Alors que le confinement première version touche à sa fin, une question que se pose tout les parents est de savoir si oui ou non, nous devons remettre les enfants à l'école ?

On peut évidemment se poser cette question légitime, de la santé de nos enfants et donc de la possibilité ou non, d'attraper ce virus.

Dans tout les cas, la France décide de déconfiner. On peut être surpris par l'ordre de déconfinement avec les petits en premiers.
Cependant, il faut bien noter que les scientifiques s'accordent à dire que les petits ont moins de chance d'attraper cette saleté.

Moins de chances, ne veux pas dire pas du tout, d'où l'importance des gestes barrières, et du lavage de main par exemple.

L'Allemagne, la Norvège ou la Suède vont réouvrir ou ont déjà réouvert leurs écoles. On cite souvent leur exemple, dans le cadre de la gestion de ce virus.

Je comprends très bien que les parents qui le peuvent, désirent garder leurs enfants à la maison. Tout le monde ne pourra pas.

Il est clair qu'il faut qu'à l'école un maximum de précautions soient prises.

D'après ce qu'on sait, il y aura un minimum d'enfants par classe, la possibilité pour les enfants d'avoir un masque, l'obligation pour les encadrants, des lavages de mains, des services de cantines adaptés... 

De plus, si on laisse fermer les écoles, cela veut aussi dire qu'avec les vacances d'été, cela va faire quatre mois de plus, d'enfermement, de non cours, de décrochage pour certains, de problème de nutrition, etc...

Et aussi pour les parents qui travaillent quatre mois de chomage partiel en plus.

Un trop long moment pour la dette de la France (que l'on finira par payer), une éternité pour nos entreprises, nos artisans, nos commerces, nos usines qui ne pourront pas tourner entièrement.

Rien ne sera plus comme avant, il faut nous y habituer... Mais cela ne veut pas dire que nous allons devoir rester enfermé à vie !

Il nous faut apprendre à vivre avec ce virus, cette situation est inédite. L'enjeu des mois à venir sera celui là. Arriver à vivre avec ce virus, ou avec un autre, et ne plus être pris de court. 

Il y a une crise sanitaire, il y a et il y aura une crise économique encore plus grosse. Et celle dernière pourra aussi faire beaucoup de morts, mais ce sera des morts anonymes, des morts qu'on ne voit pas, qu'on ne montre pas, et qu'aucun hopital ne pourra sauver.

Ils nous faut endiguer ces deux crises de front, parfois avec des décisions antinomiques...